
Bien qu’elles ne soient à la tête que de 30 % des entreprises, les femmes dirigeantes gagnent sans cesse du terrain au sein du patronat français. © Mylène Netange / Naja
Selon une étude d’Oseo, les femmes dirigent moins d’un tiers des entreprises françaises, et 8 % seulement des sociétés de plus de 200 salariés. Proportionnellement plus nombreuses que les hommes à la tête de sociétés de services à la personne et d’entreprises familiales, les femmes se ménagent plus que les hommes des disponibilités pour leur vie de famille.
Bien qu’elles représentent 46 % de la population active, 30 % seulement des chefs d’entreprise français sont des femmes, selon les dernières données d’Oseo sur l’entrepreneuriat féminin.
L’agence de soutien aux PME révèle que les femmes ne dirigent que 14 % des entreprises françaises de 20 à 50 salariés, 8 % de celles de plus de 200 salariés, et seulement une entreprise du CAC 40 (Pat Russo, à la tête d’Alacatel Lucent).
Mais la bonne nouvelle c’est que, selon Oseo, les femmes gagnent régulièrement du terrain dans le patronat.
S’intéressant par ailleurs au profil des créatrices d’entreprise, l’étude démontre que les femmes, plus que les hommes, fondent d’abord leur entreprise pour créer leur propre emploi (deux-tiers des femmes contre la moitié des hommes).
Les femmes plus stressées
Par ailleurs, les femmes accèdent à la tête d’une entreprise par la voie familiale deux fois plus souvent que les hommes, et reprennent aussi plus fréquemment des affaires existantes (30 % des femmes, contre 21 % des hommes).
Enfin, les femmes créent plus volontiers leur entreprise dans le domaine des services à la personne (64 % des femmes, 36% des hommes).
L’étude d’Oseo révèle aussi que les femmes dirigeantes font plus d’efforts que les hommes pour mener de front vie professionnelle et vie familiale. 59 % des dirigeantes déclarent en effet se ménager des disponibilités pour leur famille, contre seulement 42 % des patrons.
Mais les femmes se disent aussi plus fatiguées que leurs homologues masculins (60 % des femmes contre 44 % des hommes) et, surtout, plus stressées (70 % des femmes, contre 55 % des hommes).