mardi 9 février 2010 - n°724

Robotique : « Apporter la culture dans la rue »

Vendredi dernier, une partie de l’équipe des étudiants présentait son projet de « cinéma de rue itinérant » à Paris©Anna Musso/Naja
Dans le cadre de la première manifestation « RobotCité », qui se déroulera cet automne à Paris, cinq prototypes de robots futuristes ont été créés par des étudiants. Clément Bitton, élève à la Grande école d’ingénieurs en informatique, électronique, télécommunications et réseaux de Paris (ISEP) présente le robot de cinéma de rue itinérant (le CRI) qu’il a conçu avec son équipe.
Comment avez-vous eu l’idée de ce robot « cinéma de rue itinérant » ?
Dans le cadre de la première manifestation « RobotCité », organisée par les associations Fondation internet nouvelle génération (FING) et Planète Sciences, qui se déroulera cet automne à Paris, il nous a été demandé d’imaginer un robot évoluant dans la ville du futur. Notre équipe est composée de six étudiants (1) de la Grande école d’ingénieurs en informatique, électronique, télécommunications et réseaux de Paris (ISEP) et l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI). Nous ne souhaitions pas concevoir une machine permettant de remplacer l’homme mais dotée de nouvelles fonctionnalités, capable de transporter des données et d’offrir des échanges culturels. Partant de l’idée que la ville du futur serait un espace dans lequel l’image est omniprésente, nous avons alors imaginé un « cinéma de rue itinérant », baptisé le CRI : un robot électrique qui sillonnerait la ville et projetterait sur ses murs des films, des courts-métrages, des documentaires, des vidéos issues du site de partage « You Tube » ayant un apport culturel…

Dans l’idéal, à quoi ressemblerait ce robot ?
Le robot, sur roulette, se déplacerait de façon autonome. Il serait équipé d’un rétroprojecteur à basse consommation et pourrait se recharger électriquement, le jour, à des bornes, sur le modèle des Velib’ par exemple. Il projetterait des images dans les rues de façon aléatoire mais il serait aussi possible de consulter sur internet la liste des films, son itinéraire, ses horaires, ou encore de recevoir sur son portable toutes ces informations pratiques.

À quel stade de sa réalisation en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous commençons à peine à rechercher des financements auprès des entreprises. Nous avons huit mois pour concrétiser notre projet. Les professeurs de nos écoles nous encadrent bien sûr mais il nous faut des fonds pour réaliser ce robot. La principale source de nos dépenses sera le rétroprojecteur à basse consommation. Si nous en fabriquons un nous-mêmes, il nous coûtera environ 300 à 400 euros.
(1) Clément Bitton, Didier Huguet, Vivien Derest, Jean-Luc Mulliez, Laura Pandelle et Louis-Eric Maucout.


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