jeudi 2 septembre 2010 - n°864

ISF : Sarkozy pour plus de défiscalisation

A Venelles, le chef de l’Etat a écarté toute possibilité de retour en arrière sur l’autonomie des universités.©ServicePhotoElysee-L.Blevennec
Hier dans les Bouches-du-Rhône, Nicolas Sarkozy a invité la ministre de l’économie a relevé les plafonds de défiscalisation de l’ISF, une mesure de la loi TEPA de 2007 pour inciter les assujettis à l’impôt à investir dans les PME.
En voyage dans les Bouches-du-Rhône où il était attendu sur le terrain de l’innovation, le président de la République s’est déclaré hier favorable à un relèvement du plafond de défiscalisation de l’ISF pour financer la relance. Actuellement le plafond est fixé à 50 000 euros qui permet aux personnes assujetties à l’impôt de solidarité sur la fortune de verser une aide aux PME par des investissements en capital.
Désignant sa ministre de l’économie présente durant le déplacement, Nicolas Sarkozy lui a dit « fais-le », à condition que cette mesure soit mise « au service de l’emploi des Français, au service de l’activité des PME, au service des entreprises ». Le chef de l’Etat a rappelé que sont idée était «  que tous ceux qui paient l’ISF peuvent devenir financeur d’une activité entrepreneuriale". Les premières mesures avaient prises ans le cadre de la loi TEPA en 2007. Du coup, pas question pour lui de supprimer l’ISF, "dans une période de crise, chacun doit faire un effort et (…) personne n’aurait compris (…) qu’on ne demande pas plus à celui qui a plus".

Autonomie des universités, pas de retour en arrière

La table ronde organisée à Venelles, une commune de l’arrière-pays d’Aix-en-Provence dans laquelle s’est exprimé Nicolas Sarkozy, lui a aussi permis de revenir sur la réforme de l’université. Hors de question pour lui de revenir sur l’autonomie des universités votée en 2007 comme le réclame une partie du mouvement né du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs il y a plus de deux mois. "C’est un choix sur lequel je ne reviendrai jamais » a-t-il affirmé, expliquant « que le choix de l’autonomie est fondamental". "Je veux dire au monde universitaire que leur donner l’autonomie, c’est leur faire confiance (...) c’est mieux que de se retrouver au ministère des Universités pour qu’on vous dise d’un bureau parisien ce qu’on doit faire", a-t-il poursuivi.
Un peu plus tôt dans la matinée, 300 personnes s’étaient rassemblées à Gardanne, dénonçant "la politique anti-sociale" du gouvernement. Une protestation qui a aussi permis à Nicolas Sarkozy de condamner les récentes séquestrations de dirigeants d’entreprises. "Qu’est ce que c’est que cette histoire d’aller séquestrer les gens ? On est dans un Etat de droit, je ne laisserai pas faire les choses comme ça".


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