« Nous sommes aujourd’hui au cœur de la tempête » a estimé, hier, le 16 juin, François Fillon. Lors d’un discours prononcé à l’occasion du salon Planète PME 2009, il a également précisé que « 2010 restera une année difficile et la reprise ne pourra être que très progressive », soulignant que le gouvernement tiendra « l’engagement d’une diminution globale des charges qui pèsent sur les entreprises françaises. »
Les 12 propositions de la CGPME
Face à lui, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), représentant les patrons de PME français, a synthétisé les attentes de ces chefs d’entreprise vis-à-vis du gouvernement. S’appuyant sur une consultation nationale menée auprès des membres de la CGPME, Jean-François Roubaud, président de la CGPME, a remis à François Fillon les 12 propositions de la CGPME pour sortir les PME de la crise.
En matière de financement, la CGPME souhaite notamment la mise en place d’un Observatoire du crédit bancaire aux PME, la pérennisation de la Médiation du crédit et l’élargissement du dispositif ISF TEPA aux ETI et le plafond de 50000 à 75000 euros.
En matière de fiscalité, les propositions visent à remédier au manque de fonds propres des PME. La CGPME suggère notamment de supprimer l’impôt forfaitaire annuel (IFA) pour toutes les entreprises qui font des pertes. Toujours dans le domaine de la fiscalité, la mise en place d’un taux réduit de TVA sur les "produits verts" a été avancée.
Plus tôt dans la journée, Jean-François Roubaud signait avec Benoît Battistelli, directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) une convention de partenariat en faveur d’actions de sensibilisation des PME à la propriété industrielle. Faire connaître le « prédiagnostic propriété industrielle » proposé par l’INPI, implanter des permanences INPI dans les représentations régionales de la CGPME, sont parmi les objectifs définis dans cette convention.