jeudi 2 septembre 2010 - n°864

Internet des objets : Bienvenue dans le futur !

500 spécialistes internationaux des nouvelles technologies réunis durant 3 jours à Marseille. @Lift
Parrainée par Nathalie Kosciuko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, la manifestation Lift with Fing a récemment rassemblé à Marseille 500 spécialistes (chercheurs, artistes et industriels) du monde entier pour parler de l’internet des objets et des répercussions de ces innovations technologiques dans un futur proche.
Vous ne savez pas ce que signifie l’appellation "Internet des objets"  ? Cela peut-être un réservoir d’essence presque vide qui transmet l’information au GPS d’une voiture afin qu’il indique la station la plus proche. Ou un frigidaire qui avertit par mobile son propriétaire qu’il n’y a plus de lait. Bref, des objets qui communiquent entre eux. Et très concrètement, c’est bien à cela que pourrait ressembler le futur...
Ainsi, pour en explorer toutes les implications économiques et sociales, « Lift with Fing » a récemment organisé à Marseille 3 jours de rencontres et débats avec les plus grands spécialistes internationaux : chercheurs, artistes, industriels, innovateurs, auteurs... Objectif : aborder les répercussions de ces innovations technologiques dans des domaines aussi divers que les sciences, l’économie, l’art ou encore l’écologie.
La manifestation était d’ailleurs parrainée par Nathalie Kosciuko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique.

La Fing partenaire

Pour mémoire, le concept « Lift » est né en 2006 à Genève et se présente comme une série de conférences internationales. Cette année, l’équipe avait choisi de collaborer avec la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération), dont l’objectif est de repérer, stimuler et valoriser l’innovation en France, dans les services et usages numériques.
Les deux structures avaient ainsi invité durant ces trois jours un panel de personnalités très différentes.
Parmi elles, l’artiste Nicolas Frespech s’est par exemple efforcé de définir qu’elles pouvaient être selon lui les répercussions des puces RFID pour penser l’art contemporain et notamment la sculpture différemment. De son côté, l’historien des sciences et chercheur à l’EHESS Dominique Pestre, a tenté de répondre à la question suivante : « ces innovations sont-elles libératrices ou de potentiels outils d’asservissement ? ».
Bien d’autres thèmes furent abordés par les participants de cette manifestation malheureusement fermée au grand public, afin de tenter, autant que possible, de dessiner les contours d’un futur qui n’a jamais semblé si proche.


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