
Pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, le développement de l’accès aux cours en podcast « va permettre une gestion individuelle du rythme d’apprentissage ».©Tanguy Cadieu/Naja
Interrogée par France Info lundi 20 juillet, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a annoncé un investissement de 16 millions d’euros pour le développement des technologies numériques à l’Université. Objectif : généraliser la couverture Wifi des campus et améliorer l’accès aux cours en podcast.
« Transformer les universités en lieux high-tech » ! C’est l’ambition affichée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, qui annonçait 20 juillet au micro de France Info le déblocage de 16 millions d’euros du plan de relance pour développer les technologies numériques à l’Université. Sur cette enveloppe, pas moins de 10 millions d’euros seront consacrés à l’amélioration de la couverture Wifi des campus, tandis que les 6 millions restants vont être investis dans les équipements permettant de diffuser les cours en podcast. Soucieuse de calmer les esprits après la longue contestation contre la Loi sur l’autonomie des universités la ministre a prévenu qu’ « il ne s’agit pas de substituer le numérique » à l’enseignement classique, « mais d’offrir un complément ». « L’objectif », selon elle étant « de profiter du plan de relance pour faire avancer l’université numérique ».
Le haut débit gratuit pour tous
« La progression de l’espace numérique de travail » (ENT) est au centre du plan présenté par Valérie Pécresse. Première étape : offrir à tous les étudiants d’avoir un accès gratuit à l’Internet haut débit sur l’ensemble des campus. Dans cette optique, près de 10 000 bornes Wifi supplémentaires devraient être installés d’ici à la fin de l’année, soit un doublement de la couverture actuelle. Constatant que seulement 2 % des étudiants ont accès aux cours en podcast, la ministre souhaite voir ce service étendu à 10 % des effectifs d’ici un an. À cet effet, chaque établissement recevra entre 30 000 et 150 000 euros selon son importance et quelque 2000 enseignants seront formés à l’utilisation des nouveaux équipements. Selon Valérie Pécresse, le développement de cette technologie « va permettre une gestion individuelle du rythme d’apprentissage » particulièrement importante « pour les étudiants qui ont des contraintes personnelles à gérer, comme les étudiants handicapés ou salariés ».
« Mettre l’université française au niveau des universités étrangères »
Par ces mesures, le gouvernement entend apporter un début de réponse aux carences révélées par le rapport sur l’intégration du numérique à l’Université remis il y a un an et demi par le professeur de gestion Henri Isaac à Valérie Pécresse. Ce dernier pointait le retard des universités françaises sur le plan des technologies numériques sur plusieurs points, comme le podcast des cours, la lutte contre le plagiat ou encore le vote électronique aux élections étudiantes. L’auteur du rapport voit dans le développement du numérique à l’université un moyen d’ « améliorer la qualité de service aux étudiants pour faciliter leur réussite dans le parcours universitaire » et de « mettre l’université française au niveau des meilleures universités étrangères ».