jeudi 2 septembre 2010 - n°864

Nanotechnologies : Risques d’incendie et d’explosion

« Les travaux de l’Ineris sont menés dans une perspective d’application sur le terrain, afin de rendre opérationnelle la maîtrise des risques, industriels, accidentels et sanitaires. » © Ineris
Malgré l’absence « de données suffisantes », le rapport scientifique de l’INERIS, publié le 17 novembre, tente d’évaluer la toxicité et les risques liés au développement des nanoparticules et des nanomatériaux et souligne des risques d’incendie et d’explosion.
En plein débat public national sur les nanotechnologies, l’INERIS (Institut National de l’environnement industriel et des risques) publie son rapport scientifique sur la toxicité des nanoparticules et des nanomatériaux. « Les connaissances sur les dangers des nanomatériaux et nanoparticules sont aujourd’hui encore limitées : le développement des nanotechnologies ne peut se poursuivre sans une évaluation approfondie des risques pour l’environnement et la santé, notamment au poste de travail  » estiment les auteurs du rapport, soulignant les « limites des méthodologies et techniques de caractérisation appliquées aux nanos.  »

Des données insuffisantes


Le programme Nanoris, conduit par l’INERIS et intégré au programme européen NANOSAFE2 coordonné par le CEA et mobilisant 24 partenaires, a notamment étudié les risques d’auto-échauffement dans le cas des nanotubes de carbone. Les experts ont conclu que « plus le matériau est nanostructuré, plus il est sensible à la combustion et à l’explosion  ». Dans le cas des nanoparticules d’aluminium, les chercheurs soulignent qu’elles pourraient «  exploser de manière plus violente que l’hydrogène, gaz bien connu pour sa capacité à détoner.  » Le rapport de l’INERIS souligne également l’absence « de données suffisantes pour estimer la probabilité et la gravité d’une explosion de nanopoudres. »


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