Recherches sur des aliments enrichis en acides gras polyinsaturés (oméga 3) ou en vitamine A, sur des produits à base de viande à teneur réduite en sel, sur des « bioplastiques », des biocarburants de 2ème génération à partir de productions agricoles non alimentaires, des produits phytosanitaires naturels, ou encore sur des emballages avec des puces RFID pour la traçabilié… La R&D est, pour l’agriculture et les industries agroalimentaires, un levier essentiel pour garantir leur compétitivité et répondre à de nouveaux enjeux (protection de l’environnement, biodiversité, gestion de l’eau, énergies renouvelables, alimentation mondiale). Illustrant cette dynamique, la 47e édition du Salon International de l’agriculture (SIA), à Paris du 27 février au 7 mars, est consacrée à la recherche et l’innovation en agriculture.
« Conjuguer performances économiques et environnementales »
Alors que les industries agroalimentaires « consacrent près de 7 % de leur chiffre d’affaires au financement de l’innovation » et « près de 1% à la recherche et développement », deux thématiques seront au cœur des rencontres et débats : « Recherche et agriculture : quels enjeux ? » et « Agriculture source d’innovation pour la planète et les Terroirs. »
« Le défi agricole d’aujourd’hui en France, en Europe et au niveau mondial, est bien de conjuguer performances économiques et environnementales » estime Marion Guillou, Présidente de l’INRA (Institut National de la Recherche en Agronomie). Protection de l’environnement, biodiversité, gestion de l’eau, énergies renouvelables, alimentation et santé : les missions et services demandées à l’agriculture et ses industries se sont en effet multipliés.
Les nouveaux enjeux économiques
« Les agriculteurs, grâce à l’innovation, à la recherche, sont déjà fortement impliqués dans la protection des ressources et dans la lutte contre le réchauffement climatique » rappelle Jean-Luc Poulain, Président du CENECA, Président du Salon International de l’Agriculture. Daniel Thomas, professeur à l’Université de Technologie de Compiègne et Président du pôle de compétitivité Industries et Agro-Ressources, cette diversification et cet engagement répondent à des enjeux économiques, notamment concernant le domaine de la valorisation des agro-ressources. « De nouvelles filières, de nouveaux procédés et de nouveaux produits remplaceront progressivement les dérivés du pétrole. Seules les économies qui auront su innover et acquérir les technologies adéquates pourront maintenir une croissance correcte » explique-t-il.
Un pôle « recherche » à vocation pédagogique
Pour illustrer ces différents enjeux auprès du grand public, le Salon a créé un pôle « recherche » à vocation pédagogique. « Des animations et présentations permettront au grand public de comprendre l’impact et les conséquences de l’agro-recherche sur l’environnement, l’alimentation et la vie quotidienne » souligne les organisateurs du SIA. Parallèlement, les installations de l’Odyssée Végétale permettront de découvrir de façon ludique « les implications du monde végétal dans l’alimentation, la chimie verte et blanche, la protection de l’environnement, l’habitat, la production d’énergie... »