
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux PME, a annoncé hier la mise en œuvre de mesures en faveur des entreprises de taille intermédiaire.
Le rapport Retailleau préconisait des mesures pour développer le nombre d’entreprises de taille intermédiaire en France. Le président de la République en avait repris les grands principes à l’issue des Etats généraux de l’industrie. Hier en conseil des ministres la mise en œuvre des premières mesures a été annoncée.
Hier en conseil des ministre, le secrétaire d’Etat chargé des PME a annoncé que « Conformément aux décisions annoncées par le Président de la République lors de la clôture des Etats généraux de l’industrie le 4 mars dernier », plusieurs propositions contenues dans le rapport Retailleau et remis au gouvernement le 17 février dernier, seraient mises en œuvre. Ces mesures visent principalement les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui comptent entre 250 et 5 000 salariés et préconisent des actions de politique publique pour favoriser le développement du nombre d’ETI. Hervé Novelli a notamment cité « la désignation d’un médiateur de la sous-traitance, la création de comités stratégiques par filière, l’attention portée au financement des entreprises par les établissements bancaires et l’action de la France au niveau européen pour simplifier l’accès des ETI aux financements de marché par un « small business act » boursier ».
Près de 20% de la valeur ajoutée annuelle en France
Le gouvernement souhaite développer le nombre d’ETI en France en raison de leur vitalité pour l’économie du pays. Au nombre de 4 700 aujourd’hui, elles emploient 20 % des salariés, réalisent 20 % de la valeur ajoutée du pays et pèsent pour près de 30 % dans les exportations françaises. « Pourtant, a souligné le secrétaire d’Etat, elles sont en France deux fois moins nombreuses qu’en Allemagne ou en Grande-Bretagne ». Depuis deux ans le gouvernement mène une politique ciblée dans leur direction. Il a notamment permis à Oséo qui jusque là n’intervenait qu’auprès des PME de moins de 250 salariés d’ouvrir ses dispositifs aux ETI. Elles sont aussi « des destinataires privilégiés des interventions du fonds stratégique d’investissement » a jouté Hervé Novelli, rappelant que les ETI sont aussi bénéficiaires des dispositifs publics d’aide à l’exportation.